Parole d'alumni
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Brunette Dubreas, de retour à l'université Paris Diderot

Brunette Dubreas a suivi des cours à la faculté de Médecine dans le cadre de sa formation en soins infirmiers. Elle est de retour à l'université pour acquérir de nouvelles compétences et partage avec nous son expérience.

Votre parcours à l'université Paris Diderot ? Quel souvenir en gardez-vous ?

J’ai obtenu un baccalauréat littéraire mention lettres classique (avec du latin et du grec ancien). J’ai fait ensuite une prépa pour concours sanitaires et sociaux et je suis entrée en Institut de Formation en Soins Infirmiers (IFSI).
Depuis la réforme de 2009, les étudiants en soin infirmiers sont rattachés à des facultés de médecine. On bénéficie d’un statut particulier et on passe les ¾ du temps à l’IFSI et en stage et à la faculté de médecine pour le reste.
J’ai passé 3 années avec ce rythme-là. Je n’ai pas eu beaucoup de cours à la faculté de Médecine mais je n’en ai raté aucun. C’était très important pour moi d’être étudiante de Paris Diderot et d’y suivre des cours. Lorsque j’y allais, je me disais toujours que les générations d’infirmiers qui m’ont précédée n’ont pas eu cette chance et qu’il fallait en profiter. J’ai été diplômée en 2015.

Le souvenir que j'en garde : des cours intéressants et la rencontre d'autres étudiants en soins infirmiers venant de toute l'île-de-France.

Que faites-vous aujourd'hui ?

Je suis infirmière depuis plus de deux ans. Je suis intérimaire dans les domaines du handicap et de la psychiatrie. L’interim me permet d’avoir d’autres activité en parallèle de ma profession et de m’investir dans le milieu associatif depuis près de 6 ans. Je suis actuellement trésorière, formatrice et responsable santé à titre bénévole au sein de l'Association «  Ensemble pour le développement humain ». Au sein de cette association nous intervenons dans toutes les sphères qui gravitent autour de l'être humain. Depuis plus de deux ans je suis également animatrice et assistante sanitaire au sein d'une autre association qui a pour nom «  A Chacun ses Vacances ». Cette association propose des activités, séjours et week-ends pour les personnes touchées par le handicap mental.

Qu'est-ce qui a motivé votre retour à l'université ? Qu'est-ce que cela vous apporte ?

Depuis octobre dernier, je suis de retour à l'université pour suivre un DIU Autisme.  J'ai souhaité revenir à l'université afin de me former à la prise en charge des personnes atteintes d'autisme et de troubles envahissants du développement. Je pense qu'en tant que professionnel de la santé il est important d'être formé aux spécificités de l'autisme. De plus je voulais vraiment me spécialiser en matière de handicap.
Je connais l'autisme de l'intérieur, mais ma formation me permet d'acquérir de nouvelles connaissances sur les différentes prises en charge françaises et internationales. Elle me permet également de rencontrer des intervenants clés qui participent à la recherche dans ce domaine. J'espère que dans quelques années nous aurons en France une meilleure prise en charge de cette pathologie. Mais aussi un meilleur accompagnement des familles.

Un réseau des Alumni, pourquoi ?

Je pense que le réseau Alumni est une bonne initiative. Il permet de garder du lien avec l'université même après notre diplôme. Cela nous permet également de savoir ce que deviennent les étudiants que nous avons côtoyé à l'université.
J'ai rejoint le réseau afin de pouvoir créer des liens avec d'autres anciens étudiants, mais aussi pour découvrir de nouvelles choses qui touchent des thèmes de notre quotidien comme avec la conférence que vous avez proposée pour le lancement du réseau.  
On peut tous apporter sa pierre à l’édifice et c’est important pour moi de pouvoir le faire avec les compétences que j’ai acquises aussi bien du point de vue professionnel que celles acquises dans le domaine associatif. Je pense que le réseau des alumni a de beaux jours devant lui !