Valorisation
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Le défi du transfert technologique

Comment valoriser de façon pertinente sa recherche ? Une équipe du laboratoire Itodys, auto-nommée « TOR », a été sélectionnée pour participer à la formation à l’entrepreneuriat Deeptech Founders.

 

Deeptech Founders est une formation à l’entrepreneuriat à destination des chercheurs et des ingénieurs dispensée par des entrepreneurs scientifiques à succès.

Deux équipes de Paris Diderot participeront à la session d’automne 2018 grâce au financement d'USPC, via son programme d'accompagnement à la valorisation de la recherche, et de la SATT Idf Innov : une du laboratoire Matières et Systèmes complexes (MSC) (cliquez ici pour (re)découvrir le projet) et une du laboratoire Interfaces Traitements Organisation et DYnamique des Systèmes (Itodys).

 

« De l’importance de l’observation en sciences expérimentales ! »

Philippe Lainé, directeur de recherche au CNRS et au laboratoire Itodys, assistera à la formation avec Grégory Dupeyre et Laurélie Poulard, post-doctorants. Depuis presque trois ans, ils travaillent sur le projet « TOR », pour « Tunable Organic Reflectors ».  « Dans le cadre du concept de « super-chromophore » que nous développons au laboratoire, nous avons poussé les éléments d’une famille de chromophores dans l’un de ses retranchements. C’est ainsi que nous avons identifié un comportement « particulier », en l’occurrence « une réflexion spéculaire de la lumière » provenant d’un matériau moléculaire non conducteur, alors que « l’éclat métallique » est normalement l‘apanage des matériaux conducteurs, et en particulier des métaux. », introduit Philippe Lainé.

Grâce à cette recherche ; l’équipe est lauréate du prix « Diderot Innovation » en 2016. Le projet entre alors dans une phase de maturation, avec le soutien de la Société d’accélération du transfert technologique (SATT) IdF Innov. «  Ses équipes, et particulièrement Yann Schneider corresponsant à l'université Paris Diderot, nous ont accompagnés, aussi bien pour la logistique, le conseil éclairé, la relation avec les industriels, la protection de la propriété intellectuelle (le dépôt de brevets) et, enfin : le financement. Le soutien de la présidence a également été d'une aide précieuse. Cet écosystème d'accompagnement à la valorisation a permis ce surplus d'énergie indispensable pour franchir la barrière d'activation permettant la concrétisation du projet. Qu'ils en soient ici remerciés », complète Philippe Lainé.

 

Start-up ou pas start-up ?

Lorsque la technologie est suffisamment mature pour le milieu industriel ou « le marché », se pose alors la question de sa valorisation et des moyens à mobiliser pour la réaliser : licencier les brevets ? Monter une start-up ? « Une fois encore, la SATT a été un interlocuteur de choix pour réfléchir sur ces sujets, poursuit Philippe Lainé. Le transfert technologique n’est pas une nécessité impérieuse ou contractuelle, mais une opportunité du transfert vers l'industrie sous la forme d'un produit des connaissances nouvellement créées. »

La prochaine étape : décider de créer – ou non – une start-up dédiée à la technologie de rupture. « Notre projet a été sélectionné à l’appel d’offre national Deeptech Founders, qui a vocation à fournir les éléments de soutien, des outils conceptuels à l’introduction dans l’écosystème entrepreneurial. Notre « équipe-projet », TOR, participe précisément à cette formation pour envisager de façon éclairée les suites les plus pertinentes à donner à notre projet quant à son transfert vers le milieu industriel. »

 

Le projet TOR : Tunable Organic Reflectors

La proposition de l'équipe d'Itodys se résume en une technologie qui découple deux propriétés usuellement étroitement liées : la conductivité électronique et la réflexion photonique spéculaire (i.e. l’éclat métallique). Autrement dit, pour ce qui concerne les propriétés optiques (en l’occurrence la réflexion spéculaire i.e. le fameux « éclat métallique »), il est possible de s’affranchir de la conduction électronique (i.e. de substrats conducteurs dont les métaux) et de l’élaboration complexe de matériaux contenant des oxydes métalliques nanoparticulaires (stratégies du « miroir de Bragg » et autres cristaux dits « photoniques »). Ce type de métamatériaux moléculaires « dé-métallisés » peut avoir des applications qui vont de la cosmétique au high-tech et est de nature à accompagner le changement de paradigme technologique que constitue la transition de l’électronique vers le photonique.

 

L'équipe :

  • Grégory Dupeyre, chercheur
  • Laurélie Poulard, chercheuse
  • Valérie Marvaud, directrice de recherche au CNRS
  • Philippe Lainé, directeur de recherche au CNRS et au laboratoire Itodys

 

Mustapha Dahmane, ingénieur d’étude en chimie au labo, a également été associé.

 

Mots clés >
HRS4R
Laboratoire

Interfaces, Traitements, Organisation et Dynamique des Systèmes

Le laboratoire Interfaces Traitements Organisation et Dynamique des Systèmes développe des activités de recherche autour de de la chimie de surface, des interfaces, des nanomatériaux et nanosystèmes et de la chimie moléculaire pour les nanosciences.

Des questions sur la valorisation ?

Yann Schneider, chargé de la valorisation de la SATT IDF Innov, est votre contact privilégié au sein de l'université Paris Diderot.

N'hésitez pas à le solliciter ou à venir à sa rencontre !

Les Grands Moulins - bureau 125A
Téléphone : 01 57 27 66 66
Courriel : ysr@idfinnov.com