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Samuel Abelanet, responsable pédagogique à l’Alliance Française de Xian

Samuel a obtenu son master en Sciences du langage mention FLE en 2010. Il vit aujourd'hui en Chine où il est responsable pédagogique à l'Alliance Française. Il évoque ses souvenirs à Paris Diderot, son activité professionnelle et sa vie d'expatrié !

Votre parcours à l'université Paris Diderot ?

A l’issue de 2 ans passés dans une école de relations internationales, j’ai fait le choix de l’université dont le cadre m’attirait davantage. Je me suis inscrit en DEUG d’Histoire mais sans trop d’idée pour la suite. Grâce à la rencontre d’étudiants étrangers j’ai envisagé l’enseignement. Je me suis donc inscrit en Sciences du langage, mention FLE et j’ai poursuivi jusqu’au master. J’ai obtenu mon diplôme en 2010 à l’issue d’une année de stage en Corée du Sud.

Que faîtes-vous aujourd'hui ?

Je suis responsable pédagogique à l’Alliance Française de Xian en Chine. Ce travail aux multiples facettes est passionnant ! Je gère la planification des cours, les ouvertures et fermetures de classes, le développement de nouvelles formations, le recrutement des professeurs… Outre l’aspect pédagogique, il y a la vie de l’Alliance Français en tandem avec le responsable cuturel pour faire de notre établissement un îlot de culture francophone.

Qu’avez-vous appris à l’université Paris Diderot ?

Vaste Sujet ! Avant tout : être autonome dans mon travail ! En tant que professeur de FLE, ma formation en phonétique et phonologie m’a permis de me distinguer de mes collègues surtout avec des étudiants dont la langue a une sonorité très éloignée du français.
Autre point majeur, le master que j’ai suivi accueille beaucoup d’étudiants étrangers et cela a été très enrichissant ! J’ai côtoyé des polonais, des chinois, des japonais, des algériens… Je n’ai eu aucun difficulté à m’adapter à un contexte international par la suite, cela faisait partie de mon mode de vie !

Et la vie en Chine alors ?

Difficile d’être bref, c’est un pays tellement immense et peuplé ! Je n’ai visité que certaines régions, toutes passionnantes mais il me reste tant à voir !
C'est un pays de contrastes où la population diffère d'une ville à une autre et où tout change à une vitesse impressionnante.
Professionnellement j'ai l'impression que dans des situations où les français feraient beaucoup, voire trop de réunions et de mails, les chinois font preuve de plus de pragmatisme. En revanche, au niveau de certaines prises de décision ou contractualisations il est parfois difficile pour nous de cerner les motivations et les enjeux des chinois, ce qui vaut des incompréhensions. Mais dans ce contexte, c'est à nous d'essayer de comprendre au maximum les règles qui régissent la société chinoise.

Un conseil aux autres diplômés qui souhaiteraient suivre votre parcours ?

Le monde du FLE est assez fluctuant ! Il ne faut pas se décourager, rester persévérant et ne pas avoir peur de la mobilité, surtout au début. Maintenant que je recherche à mon tour de bons profils, je réalise que c’est très dur à trouver. Je n’en avais pas du tout conscience avant cela.

Une anecdote ou un souvenir marquant de votre passage à l'université Paris Diderot ?

J'ai connu beaucoup de petits bouts de Paris Diderot, le campus partagé avec l’université Pierre et Marie Curie, les laboratoires rue Cuvier, les cours d'histoire souterrains, sous la dalle de la pagode rue de Tolbiac, l'UFR de linguistique rue du Château des Rentiers. Quand j'ai vu le nouveau campus avec les Grands Moulins et la Halle au Farine, j'ai regretté de ne pas avoir pu en profiter !