Lutte contre les violences sexistes et sexuelles 
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UFR Médecine : un dispositif de prévention et d’accompagnement des victimes

Depuis 2010, l’université Paris Diderot s’est dotée d’un service dédié à l’égalité femmes hommes.  Dès l’origine, les violences sexistes et sexuelles dans l’enseignement supérieur et la recherche ont été identifiées comme un axe fort de travail.  

En 2016, cette démarche a abouti à la mise en place d’un dispositif, unique dans l’enseignement supérieur et la recherche, à l’échelle de la Communauté d’universités et d’établissements USPC, permettant aux victimes de s’adresser à une structure extérieure, l’Institut en Santé Génésique* (ISG), spécialisée dans la lutte contre les violences faites aux femmes. L’accès à l’ISG est totalement gratuit pour les victimes et facturé aux établissements membres de la Comue USPC.

Dans la continuité, Paris Diderot a poursuivi son action et porté son attention sur la situation spécifique des études de médecine qui se déroulent en grande partie à l’hôpital. 

A l’initiative du Doyen Philippe RUSZNIEWSKI, avec un fort soutien des représentant.e.s étudiant.e.s, un groupe de travail composé d’élu.e.s, d’enseignant.e.s en médecine, de directeurs et directrices de groupes hospitaliers, de la direction administrative de l’UFR Médecine et du pôle égalité femmes hommes s’est réuni pendant plusieurs mois. 
 

Leurs travaux ont abouti à la mise en place d’un dispositif de prévention et d’accompagnement des victimes qui s’articule autour de deux éléments : un accompagnement des victimes et une campagne de prévention.
 

Le dispositif d'accompagnement des victImes


Le dispositif d’aide aux victimes repose sur le dispositif général mis en place par USPC enrichi de personnes ressources sur chaque site hospitalier et universitaire.


La constitution d’un réseau de référents et référentes sur les sites hospitaliers et universitaires

Sur chaque site hospitalier et universitaire accueillant des étudiant.e.s, un binôme (hommes et femmes) de personnes ressource sera identifié. Leur rôle sera d’orienter la victime déclarée vers le dispositif général USPC. Ces personnes recevront une sensibilisation à la question et à l’accueil et l’écoute des personnes victimes de violence. Elles devront s’engager à respecter la confidentialité et l’anonymat des victimes, essentielles dans ces cas, en signant une charte ad-hoc.

  • Dans les groupes hospitaliers, ces personnes seront identifiées par la commission vie hospitalière (CVH). Elles seront de préférence membre de la CVH. Sur les autres sites hospitaliers,  c’est le président de la CMEL et le directeur de l’établissement qui identifieront et communiqueront l’identité des membres du binôme. Un courrier a été envoyé en octobre par le Doyen de l'UFR Médecine aux groupes hospitaliers. Trois sites hospitaliers (Lariboisière / Fernand Widal et Saint-Louis) ont désigné les référent.e.s.
     
  • Sur les sites universitaires, le Doyen de l'UFR a nommé les binômes. 

Les coordonnées des référent.e.s seront communiquées dans le guide et sur le site de l’UFR Médecine.

Le Pôle Egalité Femmes Hommes (PEFH), service centrale de l’université Paris Diderot,  pourra également accueillir et orienter les victimes.


L'Institut en Santé Génésique, un accompagnement pluridisciplinaire par des spécialistes des violences sexistes et sexuelles extérieur.e.s à l’établissement

En 2016, l’Université Sorbonne Paris Cité (USPC) a choisi de mettre en place un dispositif externalisé d’écoute, de prise en charge et d’accompagnement des personnes en situation de harcèlement sexuel. Le dispositif mis en place s’appuie sur la possibilité, pour les victimes, de s’adresser à une association extérieure spécialisée dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Un appel d’offre a donc été lancé et remporté par l’Institut en Santé Génésique (ISG). Ce centre international a développé une expertise en matière de prise en charge des violences sexuelles. Il rassemble des professionnels de spécialités diverses (médecins, infirmièr.e.s, psychologues et juristes), susceptibles de répondre aux situations variées des personnes.

La prise en charge se décline de la façon suivante :

  • Premier contact par téléphone ou mail
  • Prise de rendez-vous
  • Entretien d'accueil et hiérarchisation des besoins
  • Orientation selon la situation vers une consultation avec 1 médecin, 1 psychologue, 1 juriste et une prise en charge sociale. Un bilan pluridisciplinaire est effectué à l'issue de ce parcours pour évaluer et préconiser les prochaines étapes
  • Orientation pour un suivi et un accompagnement pérenne de la situation jusqu'à sa résolution.
  • Accompagnement et suivi spécifique vers des démarches (médicales, psychologiques, sociales, juridiques) hors de l'ISG

L’accompagnement est entièrement gratuit pour les victimes, les frais étant pris en charge de manière forfaitaire par USPC et ses établissements membres.

 

Des opérations de prévention


Une sensibilisation à la question des violences sexistes et sexuelles pour les étudiant.e.s lors des amphis de pré-rentrée avec remise d’un flyer qui contient les coordonnées de l’ISG et une campagne basée sur des témoignages du Tumblr « Paye ta blouse » mettant en scène des propos ou comportements relevant du harcèlement ou de l’agression sexuelle a également été réalisée, rappelant que ces situations relèvent d’un délit pénal. Un guide définissant le harcèlement sexuel, donnant les clés pour réagir et se protéger, et les coordonnées de contacts internes et externes, sera également édité.
 

 

 

 

*Ce centre international a développé une expertise en matière de prise en charge des violences sexuelles. Il rassemble des professionnels de spécialités diverses (médecins, infirmières, psychologues et juristes).  

Mots clés >

La campagne de prévention

Basée sur des témoignages issus du Tumblr « Paye ta blouse », la campagne met en scène des propos ou comportements relevant du harcèlement ou de l’agression sexuelle rappelant que ces situations relèvent d’un délit pénal.

Groupe de travail associant étudiant·e·s et responsables hospitalo-universitaires et administratifs

Créé par la commission pédagogique de l'UFR de Médecine, sur proposition du Doyen Philippe RUSZNIEWSKI, ce groupe s’est réuni régulièrement pour définir et mettre en place un plan d’action de lutte contre les violences sexistes.