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Lutter contre le harcèlement sexuel à l'université

L’Université Sorbonne Paris Cité a lancé, en 2016, un dispositif externalisé d’écoute, de prise en charge et d’accompagnement des personnes en situation de harcèlement sexuel. Une première dans les établissements du supérieur en France.

Initié par le réseau égalité entre les femmes et les hommes des établissements membres de USPC, ce dispositif s'adresse à l'ensemble des publics accueillis dans un établissement d’enseignement supérieur et de recherche - étudiant.e.s et personnels* - victimes d'actes "inappropriés" ou de plaisanterie "d'ordre sexuel".

Au-delà des personnes qui peuvent être saisies dans les établissements, ce dispositif s’appuie sur la possibilité, pour les victimes, de s’adresser à l’Institut en Santé Génésique (ISG), un centre international qui a développé une expertise en matière de prise en charge des violences sexuelles faites aux victimes. Il rassemble des professionnels reconnus, aux spécialités diverses (médecins, infirmièr.e.s, psychologues, assistant.e.s sociales et juristes), susceptibles de répondre aux situations variées des personnes.
 
Avec l’aide de l’ISG, USPC s’engage dans la prévention et la lutte contre le harcèlement sexuel à l’université, qui peut toucher les étudiant.e.s, les enseignant.e.s-chercheur.e.s et les personnels administratifs et techniques de tous les établissements membres de USPC.
 
A l'occasion de ce lancement, USPC a sorti un guide intitulé « Lutter contre le harcèlement sexuel à USPC » inspiré par celui proposé par le Collectif de lutte anti-sexiste contre le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieuret le vadémécum rédigé par l'ANEF, la CPED et CLASCHES.


Il définit, au travers d’exemples, ce qu’est le harcèlement sexuel, donne des clés pour réagir et se protéger, et propose une liste de contacts internes et externes pour en parler. 

 

EN CHIFFRES

20% des femmes actives disent avoir été confrontées à une situation de harcèlement sexuel au cours de leur vie professionnelle

70% de ces victimes n’en ont pas parlé à leur supérieur ou employeur 

Les jeunes femmes de 20-24 ans déclarent le plus de violences sexistes et sexuelles.

 

Sources : 2014 - Enquête Défenseur des droits