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Vie professionnelle et vie privée chez les chercheur·e·s et enseignant·e·s-chercheur·e·s

Dans le cadre de sa mission et de sa participation au projet européen TRIGGER, le Pôle égalité femmes hommes (PEFH) de Paris Diderot a conçu une étude sur l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée chez les enseignant·e·s-chercheur·e·s.
Cette étude, menée par Sophie Lhenry en 2016, a deux enjeux principaux.

Le premier consiste à présenter un aperçu des carrières des femmes et des hommes chercheur·e·s et enseignant·e·s-chercheur·e·s dans trois départements de l’université, et plus exactement le partage des différentes fonctions et responsabilités scientifiques et administratives entre hommes et femmes.
Pour ce faire, il a semblé nécessaire d’interroger la manière dont les enseignant·e·s-chercheur·e·s perçoivent la distribution de leur temps entre travail et vie privée et d’évaluer le temps qu’ils et elles accordent aux différentes tâches.
L’étude s’est ainsi particulièrement intéressée à la comparaison entre les perceptions de cet équilibre, d’une part par les femmes et les hommes, et d’autre part par les personnes ayant des enfants et celles n’en ayant pas.
Parallèlement à ces interrogations, l’étude a essayé de déterminer l’impact de la parentalité sur les carrières des femmes et des hommes et sur la distribution du travail domestique.

Le second enjeu d’étude consiste à trouver des solutions pour impliquer la communauté universitaire autour de cette problématique.
Plus largement, il s’agit de faire en sorte que l’équilibre vie professionnelle/vie privée soit un enjeu qui concerne l’ensemble de des acteurs et actrices de l’université, mais aussi d’encourager l’institution à promouvoir de nouvelles mesures pour favoriser l’équilibre vie privée/vie professionnelle d’une manière adaptée au milieu universitaire.

Cette étude a été menée dans trois structures de l’université Paris Diderot.
Les deux premières, l’UFR de physique et l’Institut Jacques Monod, sont directement impliquées dans le projet TRIGGER.
Le but étant de comparer les pratiques professionnelles des chercheur·e·s dans une discipline autre que les sciences exactes, c’est l’UFR d’études anglophones de l’université qui a été choisie comme troisième structure. Les contraintes professionnelles, notamment, sembler y différer de celles qui pouvaient être observées dans les deux autres structures.

L’enquête a ainsi ciblé la population des enseignant·e·s-chercheur·e·s des trois structures étudiées au moyen :
 · d’observations dans les laboratoires de chacune des structures étudiées
 · d’un questionnaire en ligne d’un total de 208 questions, rempli par 119 répondant·e·s
 · d’une vingtaine d’entretiens individuels

> Retrouvez PDF iconpefh_vieprovieperso_etude_20171205.pdf (883.19 Ko) pour en savoir davantage sur ses conclusions ( - 884 Ko)

 

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